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Le matériel roulant du chemin de fer électrique souterrain du NORD-SUD.
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Les motrices du NORD-SUD.
Les premières motrices
du chemin de fer électrique du NORD-SUD commandées en automne 1907, furent mises
en service sur la ligne A (devenue ligne 12) dès 1910. Ce matériel était de conception
révolutionnaire pour l'époque par comparaison au matériel de la
CMP.
Matériel entièrement
métallique et équipé du système électrique Sprague-Thomson.
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Ci-dessus : carte postale ancienne / collection privée. |
Les
motrices et remorques N.S. mesuraient 13,60 m de long et avaient 3 portes
équidistantes par face. Les motrices étaient équipées du système
Sprague-Thomson et pour la première fois allaient recevoir 4 moteurs.
En 1910, les M4 faisaient donc leur entrée sur le réseau du Métro de
Paris. Les moteurs avaient une puissance unitaire de 125 CV et étaient
alimentés par un sytème de distribution du courant different de celui
des rames
CMP
. En
effet, à l'origine, l'alimentation électrique s'effectuait par un fil aérien
(caténaire) et par un troisième rail. La motrice de tête recevait du +
600 V par son petit pantographe, la motrice de queue du - 600 V par
son frotteur et les rails de roulement demeuraient au neutre. Enfin,
par comparaison au matériel
CMP
de l'époque, rappelons que les bogies NORD-SUD étaient munis de 16
sabots de frein au lieu de huit et que les roues du matériel N.S.
avaient un rayon légèrement plus grand.
Les voitures du NORD-SUD
mises en service en 1925 étaient tout à fait similaires au matériel de
1910, la principale différence étant d'un ordre esthétique :
l'habillage extérieur en tôle peinte sera remplacé par la tôle
vitrifiée. |
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Motrice M4
de 1910 lors des dernières circulations des rames N.S. en 1972. |
M.2111 de
1925 en
tête d'une rame N.S. en 1972 sur la ligne 12. |
Cliché Jean-Henri Manara
/ 1972 © (avec son aimable autorisation) |
Cliché Jean-Henri Manara
/ 1972 © |
Numérotation N.S. |
Renumérotation
CMP |
Livraison / Mise en service |
Equipement électrique |
Remarques |
Extérieur |
M.1 à 80 |
M.2001 à M.2080 |
1910 |
Sprague-Thomson |
(1) (2) |
Tôle
peinte |
M.81 à 90 |
M.2081 à M.2090 |
1911-1912 |
Sprague-Thomson |
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Tôle peinte |
M.91 à 100 |
M.2091 à M.2100 |
1921 |
Sprague-Thomson |
(3) |
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M.101 à 115 |
M.2101 à M.2114 |
1925 |
Sprague-Thomson |
(4) (5) et (6) |
Tôle vitrifiée |
(1) M.2070 (ex M.70) endommagée
durant les
bombardements des ateliers de Vaugirard en 1944. Cette motrice deviendra le T.39
(truck soudeur) en 1952.
(2) M.2001 à M.2007 et M.2012 transformées
en tracteurs (matériel auxiliaire) de
transport en 1952.
T.40 à 47.
(3) M.2091 à M.2095 transformées en tracteurs
(matériel auxiliaire / plateformes) en 1973.
T.241 à 245.
(4) La motrice M.108 accidentée lors d'un tamponnement à la porte de versailles le 23 avril 1930
sera radiée
de l'inventaire pour le service voyageur. Cependant, la M.108 sera transformée
en 1931 et deviendra le tracteur T.35 puis le tracteur de manœuvres (plateforme uniquement) TA.03.
(5) La motrice
M.2102 (ex. M.102) qui fut restaurée et remise dans son état
d'origine en 1975 et 1993 est au Musée des Transports Urbains Interurbains et
Ruraux (AMTUIR). Les motrices M.2103 et M.2104 (ex M.103 et M.104) ont été préservées.
(6) M.2110 (tracteur de manœuvres TA.02 avec caisse et intérieur, transformation de 1973) était aux ateliers de Vaugirard (Paris XVème)
et tirait les
MF-77 tous neufs arrivant des voies de la petite
ceinture près de la Porte de Versailles par
le raccordement traversant la rue Desnouettes. Cette motrice a été conservée.
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Une rame
Sprague-Thomson NORD-SUD arrive à la station Marx Dormoy en 1972 :
pour le matériel N.S., c'est la fin !
Les dernières rames
NORD-SUD ont circulé sur la ligne 12, le 15 mai 1972. |
Cliché Jean-Henri
Manara / 1972 © |

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Loge de
la motrice NORD-SUD
de 1925 (M.2102). Remarquer la commande de frein à main (en rouge) dont la taille était
imposante. |
Intérieur
d'une
voiture
NORD-SUD de seconde classe en 1972, sur la ligne 12. |
Intérieur de la motrice
M.2110 et son charme bien NORD-SUD. Ateliers de Vaugirard en 1983. |
Cliché François Lichtenberg / © |
Clichés Jean-Henri Manara
/ 1972 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
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Loge de la
motrice M.2102 (M.102 N.S.) de 1925
photographiée en septembre 2010 lors des journées du patrimoine (Porte de
Versailles).
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Cliché Patrick Rimbert / 2010 © |
Un trésor qui se révèle? Oui,
c'est bien la M.2103 (ex M.103 de 1925) qui se cache dans son sarcophage
d'obscurité... une voie de garage à Invalides. Encore merci aux agents
de la RATP qui en 1983 nous ont permis de découvrir la M.2103 et les deux
remorques de première classe Ab.1036 & Ab.1037 du NORD-SUD.
Cette section de tunnel à Invalides fut une
véritable "machine à remonter le temps" car ce matériel semblait avoir été
garé là dans son état de l'époque, celle de la fin du matériel
Sprague-Thomson NORD-SUD sur la
ligne 12, au printemps de 1972. Les photos de ces voitures sont assez sombres, il
faut savoir que le tunnel n'était que très peu, voire non éclairé. Mais,
c'est bien là tout le charme des tunnels du Métro de Paris !
Cliché
François Lichtenberg / 1983 ©
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Les remorques du NORD-SUD.
Les remorques du NORD-SUD étaient du type Bb. (seconde
classe), Ab. (première classe) et AB.
(mixtes). Les remorques de seconde classe avaient le
même aspect intérieur
et extérieur que les motrices, par contre, les remorques de première étaient jaunes avec les extrémités peintes en rouge. Il est intéressant de
constater que le premier matériel "moderne" de la RATP, c'est à dire le MA-50 ou
matériel articulé
recevra une livrée presque similaire au matériel
NORD-SUD qui d'ailleurs sera adoptée sur les
MP-51, MP-55, MP-59 et MF-67. Coincidence?
En ce qui concerne la
préservation de matériel NORD-SUD, il est fort regrettable qu'aucune remorque de
seconde classe ne demeure aujourd'hui. Il n'est donc pas possible de faire
circuler une rame complète.
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Publicité ancienne, avec
l'aimable autorisation de : J.B. Baillieres & fils.
1925 "Chemins de
Fer Electriques" par A. Bachellery.
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Bureau des études
DECAUVILLE : remorque de seconde classe NORD-SUD neuve !
Carte
postale ancienne / collection privée. |

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Remorque
de seconde classe Bb.1077 de
1925 aux ateliers de Vaugirard en 1972. |
La superbe
remorque
de première classe
Ab.1019 aux
ateliers de Vaugirard en 1972. |
Cliché Jean-Henri Manara
/ 1972 © |
Cliché Jean-Henri Manara
/ 1972 © |
Numérotation
N.S. |
Renumérotation
CMP |
Mise en service |
Classe |
Extérieur |
Remarques |
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Ab.1001 à 1034 |
1910-1920 |
Première |
Tôle
peinte / jaune |
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Ab.1035 à 1042 |
1925 |
Première |
Tôle
vitrifiée / jaune |
(1) |
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Bb.1001 à 1075 |
1910-1920 |
Seconde |
Tôle peinte / gris-bleu |
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Bb.1076 à 1092 |
1925 |
Seconde |
Tôle
vitrifiée / gris-bleu |
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AB.5043 à 5059 |
1910-1914 |
Mixte |
Tôle peinte / gris-bleu & jaune |
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(1)
Ab.1036 et Ab.1037 préservées
par la RATP.
Du matériel N.S. préservé fut garé
pendant de nombreuses années sur des voies de garage à Invalides et
à Montparnasse ligne 12, c'est à dire les Ab.1036, 1037 et les M.2103, 2104 (fin des années 70 début 80).
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Voiture de
première classe de 1925. |
Extrémité
de la remorque de première classe Ab.1037. |
La première qui avait
de la classe ! |
Applique "col de cygne",
typique des voitures N.S. ! |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Les constructeurs.
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Plaque émaillée de constructeur / intérieur des voitures. |
Plaque de constructeur en
fonte / Decauville Ainé / châssis. |
Collection privée. |
Collection privée. |
Ateliers de Construction du Nord de la France, Blanc-Misseron (Nord).
Compagnie Française de Matériel de Chemins de Fer, Usines du Tilleul,
Maubeuge.
Ateliers de
la Buire / Horme-et-Buire, Lyon.
Etablissements Decauville Ainé, Corbeil.
Société Franco-Belge de Matériel de Transport, Raismes (Nord).
Baume & Marpent (Société Anonyme), Marpent (Nord).
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Des tracteurs ex NORD-SUD.
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T.35 (ex M.108) dans sa couleur d'origine en 1972, aux
ateliers de Vaugirard. |
1982 : la
M.2110 (TA.02) en manœuvres dans son "élément" : les ateliers de
Vaugirard. La motrice Sprague, à droite, est le tracteur TA.05
(M.1283). |
Cliché Jean-Henri Manara
/ 1972 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1982 © |
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Tracteur T.35 ex M.108 aux
ateliers de Vaugirard RATP en janvier 1983. |
T.35, TA.05 (ex motrice Sprague-Thomson M4 de
1931, M.1283) et une rame MF-67
(photo du mois / mai 2006). |
Tracteur T.242 ex M.2092 de 1921 NORD-SUD
(transformation de 1973). |
Ateliers de Choisy le 13
décembre 2003. |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
Cliché Hynamore / 2003
© |
Cliché Hynamore / 2003
© |
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La superbe M.2110
(TA.02) de 1925 aux ateliers de Vaugirard en 1972. |
Tracteur
T.35 ex M.108 dans le raccordement
ateliers
de Vaugirard-Petite Ceinture. |
M.2110
(TA.02) de 1925 aux ateliers de
Vaugirard en 1979. |
M.2110 (TA.02) aux ateliers de
Vaugirard en janvier 1983. |
Cliché Jean-Henri Manara / 1972 © |
Cliché Jean-Henri Manara / 1972 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1979 © |
Cliché
François Lichtenberg / 1983 © |
La
réforme du matériel NORD-SUD de la ligne 12.
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Ci-contre
: les ateliers
RATP de Vaugirard en 1972, de nombreuses voitures Sprague NORD-SUD de
la ligne 12
attendent leur départ pour la casse de Dourdan dans l'Essonne (91).
J'ignore quel était l'itinéraire exact et j'aimerais trouver
davantage de
précisions. Apparemment, il y avait deux parcours possibles et
logiques : la Petite Ceinture jusqu'à
Tolbiac marchandises (aujourd'hui Bibliothèque F. Mitterand) puis les voies SNCF vers
Brétigny et ensuite Dourdan.
Autre possibilité :
la
Petite Ceinture jusqu'à la Gare de Grenelle marchandises puis la
ligne des Invalides jusqu'à Versailles-Chantiers. Après, la Grande
Ceinture jusqu'au triage de Juvisy et, enfin, la ligne jusqu'à Dourdan. |
Cliché Jean-Henri Manara / 1972 © |
Afin d'atteindre le lieu de
ferraillage, en un premier temps, le matériel devait
être préparé puis rejoindre les voies de la Petite Ceinture, entre
les anciennes gares de Vaugirard et de Grenelle. A cet effet, le matériel
réformé empreintait le raccordement RATP-SNCF qui fut construit à la
même époque que les ateliers de Vaugirard.
C'est par ce raccordement que les premières séries de motrices et
remorques NORD-SUD fûrent livrées, peu avant 1910.
Plus de 60 ans après,
les voitures N.S. de la ligne 12 allaient de nouveau le parcourir.
Rappelons
que Vaugirard
fut installé en 1910 afin
d'y
assurer
l'entretien du matériel de la compagnie du NORD-SUD.
A la
sortie de l'atelier de Vaugirard, le raccordement (environ 300
mètres de long) traverse la rue
Desnouettes (PN) et entame une montée relativement raide qui permet
d'aller rejoindre le talus du
chemin
de fer de Ceinture.
Peu avant de l'atteindre, la voie traverse de nouveau la rue
Desnouettes par l'intermédiaire d'un pont métallique.
C'est un peu avant ce pont que la "frontière" RATP-SNCF se situe,
marquée entre autre par la fin de l'alimentation électrique par caténaire.
Aujourd'hui, même si le fil d'alimentation a disparu, certains
supports existent encore. Les anciennes voitures N.S. étaient donc
poussées par des tracteurs RATP jusqu'à cette "frontière" et
garées en attente de l'arrivée d'une locomotive SNCF qui elle
assurait la traction sur la partie Ceinture et l'acheminement vers
Dourdan.
Ce
raccordement qui n'est plus en service aura donc permis non
seulement la livraison
du matériel N.S. neuf mais aussi son départ à la casse. Notons aussi
que de nombreux MF-67 et la vaste majorité du matériel MF-77 fûrent
livrés à la RATP par ce fameux raccordement.
Voici un lien vers un
forum qui montre d'autres photos
de ce
raccordement.
L'absence
de 3ème rail nécessitait l'utilisation d'une perche pour capter le
courant (voir la 3ème photo ci-dessous). Tout comme ce raccordement,
l'atelier de Vaugirard, à l'origine, n'était pas équipé de 3ème rail
car le matériel N.S. pouvait circuler avec les pantographes.
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T.35 & M.2110 (TA.02) tirant des wagons SNCF dans le raccordement
Vaugirard-Petite Ceinture. Rappelons que le T.35 était équipé d'une traverse de choc munie de 3
tampons, permettant ainsi l'attelage avec le matériel RATP ou SNCF. |
Voici le passage à niveau de la rue
Desnouettes qui n'est plus en service aujourd'hui. Vers la gauche :
l'atelier de Vaugirard, vers la droite : le raccordement qui menait
à la Petite Ceinture.
T.35 & TA.02 tirant les wagons SNCF
transportant des traverses de choc & tampons SNCF qui seront
ultérieurement installés sur le matériel réformé & destiné à la
casse. |
M.2018 (& B.1071) en tête d'une rame de 5 voitures aux ateliers de
Vaugirard en 1972.
Cette motrice, "amputée" de son tampon central, attend de recevoir
une traverse de choc et des tampons SNCF (UIC). |
Clichés Jean-Henri Manara / 1972 © |
Durant la fin des années 60 et la première partie des années 70, les
voitures en extrémité de rames envoyées à la casse par voies ferrées
étaient ainsi munies d'une traverse de choc avec tampons SNCF. Cette
transformation prenait du temps et était donc coûteuse. Cette méthode
fut utilisée, en particulier, aux ateliers de Vaugirard et de
Fontenay. Vers la fin des années 70, la RATP aura enfin une bien
meilleure idée : se munir de wagons SNCF dont une extrémité était
équipée de tampons SNCF UIC, l'autre d'un tampon central RATP : une
idée simple mais encore fallait-il y penser ! A cet effet, la RATP
modifiera donc d'anciens wagons STEF. Voir la page :
Fontenay-SNCF
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Installation d'une traverse de choc et de tampons SNCF (UIC) sur la
motrice NORD-SUD M.2018 aux ateliers de Vaugirard en 1972. |
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Cliché Jean-Henri Manara / 1972 © |
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Installation d'une traverse de choc et de tampons SNCF (UIC) sur une
motrice NORD-SUD aux ateliers de Vaugirard en 1972. Remarquer le
matériel MF-67 flambant neuf ! |
Rame
Sprague-Thomson NORD-SUD réformée à la "frontière" RATP-SNCF du
raccordement. Cette motrice est orientée vers Vaugirard. |
Voici le pont métallique qui permet
d'enjamber la rue
Desnouettes. Remarquer la motrice N.S. en tête de la rame qui attend
son départ pour la casse de Dourdan. La traction était effectuée par
une une locomotive SNCF BB série 63000. |
Clichés Jean-Henri Manara / 1972 © |
Souvenirs de NORD-SUD.
C'était avant la guerre de 1939, j'étais enfant. Ma mère m'emmenait parfois
dans les Grands magasins. Pour y aller, nous prenions le Métro à Convention,
donc sur le NORD-SUD. C'était pour moi un événement. Je voulais toujours
monter dans la motrice de tête pour voir le tunnel à travers la loge. Mais
ce n'était pas sans émotions !
Le passage des crans, ponctué du bruit des
contacteurs et des étincelles bleuâtres, m'inquiétait toujours et je me
rappelle les odeurs d'ozone qui règnaient dans la loge du conducteur. Les
gros robinets du chef de train, je devrais dire des chefs de train, car il y
en avait deux par train pour commander la fermeture des portes,
m'interessaient par leur taille et la complexité de leur fonctionnement. Je
crois qu'il y avait les mêmes sur les automotrices Z de la ligne de Sceaux.
Le NORD-SUD, ce n'était pas comme le Métro, les voitures étaient d'un autre
style, les sièges de seconde n'étaient pas garnis de lattes de bois mais une
grande lame de bois mise en forme qui ressemblait aux sièges des autobus...
Il y avait aussi ces énormes supports fixés à la voûte des stations. C'est
que bien après que j'ai su qu'il s'agissait de supports de fils de contact
aérien, avant de les voir disparaître.
Plus tard, j'avais un peu grandi et
je me demandais toujours pourquoi le matériel de cette ligne était
différent. S'il était plus confortable et plus élégant, mais ça, c'est une
question de goût, il me semblait moins performant : lorsqu'un train était
arrêté au rouge avant Montparnasse en direction de Porte de Versailles, le
redémarrage en pleine rampe était des plus laborieux... Et je me souviens
aussi du rugissement des rames venant du sud pour remonter à Concorde dans
le tube à voie unique. En revanche, sur la ligne 13, les formations à quatre
voitures, dont deux motrices, apparaissaient beaucoup plus à l'aise.
J'imaginais des rames à cinq voitures dont trois motrices, mais c'est une
histoire qui n'a pas eu lieu... Et puis, le passage de la tension
d'alimentation de 600 volts à 750 volts a définitivement scellé le sort des
NORD-SUD, alors que les Sprague de la CMP s'en sont fort bien accomodés.
29/06/2004 par Roger Lichtenberg
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Voir aussi la page :
matériel ancien
préservé.
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